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NTLM Relay Attack (Relai NTLM)

hacking

Définition

L'attaque NTLM Relay exploite une faiblesse structurelle du protocole d'authentification challenge-response NTLM de Microsoft, en interceptant le challenge d'authentification émis par une victime puis en le relayant tel quel vers un service cible distinct, sans jamais avoir besoin de casser ou de connaître le mot de passe réel du compte usurpé. L'attaque se déclenche typiquement lorsqu'un client Windows tente une authentification automatique non sollicitée par l'utilisateur, déclenchée via des mécanismes de résolution de noms historiquement activés par défaut comme LLMNR (Link-Local Multicast Name Resolution), NBT-NS (NetBIOS Name Service), ou une découverte automatique de proxy WPAD mal sécurisée, l'attaquant se positionnant comme intermédiaire pour capturer ce trafic d'authentification. Une fois le challenge intercepté, l'attaquant le relaie immédiatement vers un second service réseau distinct de celui initialement visé par la victime, s'authentifiant ainsi avec les privilèges effectifs de la victime sur ce service cible, sans jamais avoir eu à déchiffrer le mot de passe sous-jacent. L'impact devient particulièrement critique lorsque le service relais visé permet d'obtenir des privilèges administrateur ou d'inscrire un objet dans Active Directory. Les contre-mesures principales incluent la désactivation de LLMNR et NBT-NS, l'activation de la signature SMB obligatoire, et la protection étendue pour l'authentification (EPA) sur les services critiques.

Description

L'attaque NTLM Relay intercepte les challenges d'authentification NTLM pour les relayer vers un autre service réseau, s'authentifiant avec les droits de la victime sans connaître son mot de passe. Elle exploite LLMNR, NBT-NS et WPAD, protocoles actifs par défaut sur les réseaux Windows.

Exploitation

Responder capture les challenges et ntlmrelayx (Impacket) les relaie vers SMB, LDAP ou MSSQL. Des exploitations avancées permettent de créer des comptes Domain Admin ou d'exécuter du code à distance sur des systèmes sans SMB Signing.

Défense

  • Désactiver LLMNR et NBT-NS via GPO pour éliminer les sources de capture NTLM
  • Activer SMB Signing et LDAP Signing obligatoires sur tous les serveurs du domaine
  • Implémenter EPA (Extended Protection for Authentication) sur Exchange et migrer progressivement vers Kerberos

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