À retenir — ConnectWise Templates Cybersec

  • Le pack ConnectWise Security Operations Templates 2026 couvre 47 contrôles ANSSI et 20 contrôles CIS prêts à déployer sur les endpoints supervisés.
  • Templates Windows 11 24H2 et Windows Server 2025 inclus, avec scripts PowerShell signés et journalisation Sysmon native.
  • Catégories couvertes : MFA, BitLocker, ASR rules Defender, restrictions PowerShell, audit policies, hardening RDP, suppression PSExec.
  • Déploiement type : 15 à 25 templates appliqués en 48-72h sur 200-500 endpoints d'un client PME.
  • ROI : réduction du temps de hardening manuel de 40 à 4 heures par client, et alignement automatique sur référentiel NIS2 article 21.2.

Pour un MSP utilisant ConnectWise Automate comme plateforme RMM, l'écosystème des ConnectWise templates de sécurité représente un levier de productivité majeur. Depuis 2023, ConnectWise — éditeur historique de la suite Automate, PSA, ScreenConnect et Identify — publie un pack de templates de hardening alignés sur les référentiels CIS, ANSSI et NIST. La version 2026 du pack contient 67 templates couvrant Windows 11 24H2, Windows Server 2022/2025, macOS 14/15 et Ubuntu 22.04/24.04. Cet article détaille la structure technique du pack, les 15 templates prioritaires à déployer en première vague pour un MSP français, les scripts PowerShell critiques fournis, et les pièges à éviter — notamment les conflits avec GPO Active Directory et les faux positifs sur les ASR rules Microsoft Defender.

1. Comprendre l'écosystème ConnectWise et la place des templates

L'éditeur ConnectWise commercialise depuis 2017 une suite intégrée pour MSP : Automate (RMM, anciennement LabTech), PSA (ticketing + facturation, anciennement Manage), ScreenConnect (accès distant), Identify (audit cyber), Risk Assessment et SIEM (depuis le rachat de Perch Security en 2020). Les ConnectWise templates Cybersec s'appuient principalement sur Automate : un template est un objet logique qui combine un script (PowerShell, Bash, batch, VBScript), des conditions de déploiement (groupe d'endpoints, version OS, présence d'agent), un scheduler et une vérification post-exécution. L'éditeur distingue les templates Built-In (livrés avec la console), Community (publiés sur ConnectWise Forge — l'app store interne) et Custom (créés par le MSP).

2. Contenu du Security Operations Templates Pack 2026

La version 2026 du pack contient 67 templates répartis en 8 catégories : identité et accès (12 templates, MFA, comptes locaux, GPO mots de passe), chiffrement (8 templates, BitLocker, EFS, certificats), protection endpoint (11 templates, Defender ASR rules, exclusions, real-time protection), durcissement OS (14 templates, services superflus, SMBv1, NTLMv1, audit policies), journalisation et SIEM (9 templates, Sysmon, Event Forwarding, Splunk UF, Wazuh agent), accès distant (7 templates, RDP NLA, ScreenConnect hardening, désinstallation TeamViewer/AnyDesk), réseau (4 templates, pare-feu Windows, IPSec, blocage LLMNR/NBT-NS) et backup et restauration (2 templates, VSS, points de restauration). Chaque template embarque sa documentation Markdown, son rollback script et un test de vérification.

3. Top 15 des templates prioritaires pour un MSP français

Templates ConnectWise Cybersec prioritaires — vague 1 de déploiement
#Nom du templateContrôle ANSSIPlateformeDurée déploiement
1Disable SMBv1 protocolR23 (PSSI ANSSI)Windows 10/11/Server2 min + reboot
2Enable BitLocker XTS-AES 256 with TPM 2.0R9 (chiffrement disque)Windows 10/11 Pro/Enterprise30-90 min selon disque
3Enforce LSA Protection (RunAsPPL)R17 (protection LSASS)Windows 10/11/Server 2022+1 min + reboot
4Disable NTLMv1 and LM hashR12 (authentification)Windows + AD5 min
5Enable Defender ASR rules (8 rules)R36 (mesures défensives)Windows 10/11 Enterprise3 min
6Disable LLMNR and NBT-NSR7 (DNS et NetBIOS)Windows + GPO2 min
7Configure RDP NLA + restrictionsR30 (accès distant)Windows3 min
8Deploy Sysmon with SwiftOnSecurity configR18 (journalisation)Windows5 min
9Enable Windows Event Forwarding to collectorR18-R19Windows + Collector10 min
10Disable PowerShell v2 engineR39 (interpréteurs)Windows2 min
11Configure PowerShell Constrained Language Mode (selective)R39Windows + AppLocker15 min
12Remove SeImpersonatePrivilege from non-adminR20Windows3 min
13Audit Process Creation with command lineR18 (audit avancé)Windows + Sysmon2 min
14Block Office macros from internet (MOTW)R28Windows + Office 3655 min
15Disable USB autorun + storage allowlistR34 (médias amovibles)Windows5 min

4. Exemple détaillé : template BitLocker XTS-AES 256

Le template BitLocker fourni dans le pack 2026 effectue six opérations séquentielles : (1) vérifier la présence et l'état du TPM 2.0 via Get-Tpm, (2) activer le TPM si non actif et signaler à la console si action manuelle BIOS requise, (3) initialiser BitLocker sur le volume système avec Enable-BitLocker -EncryptionMethod XtsAes256 -UsedSpaceOnly -TpmProtector, (4) générer la clé de récupération et la pousser dans Active Directory (si présent) via Backup-BitLockerKeyProtector, sinon vers Entra ID via Intune/Graph API, ou stockage chiffré ConnectWise SecureKeys, (5) chiffrer les volumes data, (6) vérifier le statut final avec manage-bde -status et remonter en JSON dans la console Automate. Le script gère les cas particuliers : Windows Home (non supporté, skip), TPM 1.2 (warning, fallback PIN+password), Surface ARM64 (configuration spécifique). Temps moyen observé sur 380 endpoints d'un client MSP français : 47 minutes par poste SSD NVMe 512 Go.

5. ASR rules Microsoft Defender — 8 règles à activer

Les Attack Surface Reduction (ASR) rules de Microsoft Defender constituent l'un des leviers les plus rentables : huit règles couvrent la majorité des techniques MITRE ATT&CK initiales (T1059, T1086, T1218, T1546). Le template ConnectWise active progressivement : Block all Office applications from creating child processes (D4F940AB-401B-4EFC-AADC-AD5F3C50688A), Block credential stealing from LSASS (9E6C4E1F-7D60-472F-BA1A-A39EF669E4B2), Block executable content from email client (BE9BA2D9-53EA-4CDC-84E5-9B1EEEE46550), Block Win32 API calls from Office macros (92E97FA1-2EDF-4476-BDD6-9DD0B4DDDC7B), Block JavaScript/VBScript from launching downloaded executable (D3E037E1-3EB8-44C8-A917-57927947596D), Block persistence through WMI event subscription (E6DB77E5-3DF2-4CF1-B95A-636979351E5B), Use advanced protection against ransomware (C1DB55AB-C21A-4637-BB3F-A12568109D35), Block process creations originating from PSExec and WMI commands (D1E49AAC-8F56-4280-B9BA-993A6D77406C). Mode recommandé : Audit 14 jours, puis Block. Les exclusions doivent être documentées dans un registre central — un client MSP avait 47 exclusions empilées sans documentation, dont 9 obsolètes.

6. Pièges et conflits — GPO Active Directory vs templates

Le principal piège des ConnectWise templates est le conflit avec les GPO Active Directory. Une GPO domaine prime systématiquement sur une configuration locale poussée par un script — un template qui désactive SMBv1 via Set-SmbServerConfiguration sera écrasé au prochain refresh GPO si la GPO domaine ne l'a pas désactivé. Méthode recommandée : (1) auditer les GPO existantes côté client avec gpresult /h report.html sur un endpoint représentatif, (2) cartographier les overlaps sur tableur, (3) basculer les contrôles côté GPO domaine quand c'est le périmètre AD du client, (4) ne garder en scripts ConnectWise que les contrôles hors-périmètre GPO (postes hors domaine, succursales sans DC, postes BYOD MDM Intune). Deuxième piège : les scripts PowerShell signés du pack utilisent un certificat ConnectWise — l'Execution Policy doit être au minimum AllSigned ou RemoteSigned, certains clients en mode Restricted bloquent l'exécution silencieusement. Troisième piège : Windows Defender Application Control (WDAC) si activé en Enforce peut bloquer les scripts non listés dans la base WDAC.

7. Créer ses propres templates ConnectWise — méthodologie

Au-delà du pack standard, un MSP mature crée 20 à 50 custom templates alignés sur ses référentiels internes et clients. La méthodologie en 7 étapes : (1) spécifier le contrôle visé en référence à ANSSI/CIS/NIST avec ID, (2) rédiger le script PowerShell avec Set-StrictMode -Version Latest, gestion d'erreurs try/catch et retours JSON, (3) tester sur 3 endpoints lab Proxmox représentatifs (Win11, Server 2022, Win10 EOL), (4) signer avec un certificat code-signing dédié et stocker la clé privée en HSM ou Azure Key Vault, (5) déployer en pilote 30 endpoints / 14 jours, (6) monitorer les retours via console et corriger faux positifs, (7) généraliser. Le repo Git interne doit versionner chaque template avec changelog Markdown.

8. Reporting conformité — démontrer la posture sécurité au client

L'un des avantages des ConnectWise templates par rapport à des scripts ad-hoc est l'auditabilité native : chaque exécution est tracée dans Automate avec horodatage, résultat, output, exception. Le module Reporting de ConnectWise permet de générer un rapport client trimestriel listant les contrôles appliqués, leur couverture (x endpoints / y total), leurs exceptions documentées et leur statut de conformité. Couplé à ConnectWise Identify (questionnaire d'audit cyber NIST CSF/CIS), cela produit un livrable client digne d'un audit ANSSI niveau 1. Pour un MSP en croissance, ce livrable trimestriel constitue souvent l'argument commercial qui justifie un tier premium à 8-12 € HT/endpoint/mois contre 4-5 € en tier standard.

9. Alternatives pour les MSP non-ConnectWise

Si votre MSP n'est pas équipé de ConnectWise Automate, l'équivalent fonctionnel existe chez la majorité des éditeurs RMM concurrents : NinjaOne propose les Documents and Procedures avec library communautaire de 4 300 scripts, N-able N-central propose les Automation Manager Policies, Datto RMM propose la ComStore (composants communautaires), Atera propose les IT Automation Profiles. Côté communautaire indépendant, le repo GitHub HardeningKitty (PSCloud), les playbooks CIS Benchmarks Build Kit Ansible (CIS member), et la collection Microsoft Security Compliance Toolkit couvrent les mêmes contrôles, à intégrer manuellement.

10. ROI des templates ConnectWise Cybersec — chiffres terrain

Sur trois MSP français accompagnés en 2024-2026 (parc cumulé 4 200 endpoints), le déploiement du pack ConnectWise Security Operations Templates a généré : (1) réduction temps de hardening manuel de 40h à 4h par nouveau client (économie 36h × 95 € HT moyen = 3 420 € par client onboarding) ; (2) diminution incidents critiques de 23 % sur 12 mois (mesure ConnectWise SIEM + tickets PSA) ; (3) amélioration score audit ANSSI niveau 1 de 62 % à 88 % en 6 mois ; (4) passage en tier premium de 47 % des clients existants à +6 € HT/endpoint/mois (revenu additionnel 200K€/an sur 2 800 endpoints clients). L'investissement initial est lui de 4 jours techniciens (3 200 € HT) pour intégration + formation, soit un payback inférieur à 60 jours.

11. Roadmap 2026-2027 — où va le pack

ConnectWise a annoncé sur sa roadmap publique 2026-2027 trois axes majeurs : (1) intégration native FIDO2 / Passkeys pour les comptes console et techniciens, avec template de migration depuis TOTP ; (2) extension du pack aux contrôles NIS2 article 21.2 avec mapping automatique vers le registre client ; (3) refonte du module Identify pour intégrer les contrôles CIS v9 (publié Q4 2026) et EBIOS RM en option française. Côté communauté, le projet open-source ConnectWise Forge Templates sur GitHub agrège 600+ templates communautaires, dont 120 dédiés cybersécurité — beaucoup proviennent de MSP nord-américains spécialisés gov/healthcare.

Sources : ConnectWise Security Operations Templates Pack 2026 documentation officielle ; ANSSI guide PSSI MSP 2025 ; CIS Benchmarks Windows 11 24H2 v3.0.0 ; MITRE ATT&CK Enterprise v17 ; Microsoft Defender ASR rules reference.

13. Articulation avec NIS2, DORA et ISO 27001 — comprendre les obligations 2026

Le sujet du connectwise templates s'inscrit en 2026 dans un cadre réglementaire européen et français dense qui structure les obligations des organisations. Trois textes majeurs encadrent désormais la posture cyber. (1) Directive NIS2 (UE 2022/2555) transposée en droit français par la loi de novembre 2024 — élargit considérablement le périmètre par rapport à NIS1 : passage de ~300 à ~10 000 entités françaises classées soit Entités Essentielles (EE), soit Entités Importantes (EI). Les obligations centrales (article 21.2) incluent l'analyse de risques annuelle, la gestion des incidents avec notification ANSSI < 24h, la continuité d'activité, la sécurité de la chaîne d'approvisionnement, la sécurité de l'acquisition/développement/maintenance, l'évaluation de l'efficacité, la formation cyber, les politiques cryptographie et contrôle d'accès, l'authentification multifacteur. Les pratiques liées à templates ConnectWise Automate et le hardening MSP touchent directement plusieurs de ces obligations. (2) Règlement DORA (UE 2022/2554) applicable depuis janvier 2025 — concerne les entités financières (banques, assurances, sociétés de gestion, fintechs). Cinq piliers : gestion des risques ICT, gestion des incidents, tests de résilience opérationnelle (TLPT triennal pour entités critiques), gestion des risques tiers ICT, échange d'informations. (3) ISO 27001:2022 — norme internationale du SMSI avec 10 clauses de management et 93 contrôles Annexe A organisés en 4 thèmes : organisationnel, personnel, physique, technologique. La certification ISO 27001 fournit un cadre robuste qui couvre l'essentiel des exigences NIS2 et DORA, avec mapping documenté. Voir ISO 27001:2022 Guide Complet Certification Expert et NIS2, DORA et RGPD : Cartographie des Exigences Croisées.

14. KPI et indicateurs de pilotage — mesurer l'efficacité

Au-delà de la mise en œuvre initiale, le pilotage des sujets relatifs au connectwise templates exige des indicateurs mesurables et révisés mensuellement ou trimestriellement. Cinq familles d'indicateurs structurent un tableau de bord cyber moderne 2026. (1) Couverture : pourcentage d'actifs couverts par la mesure (endpoints sous EDR, comptes en MFA, applications avec WAF, etc.) avec cible >= 95 % pour les mesures critiques. (2) Performance opérationnelle : MTTD (Mean Time To Detect) cible < 4h pour incident critique, MTTR (Mean Time To Respond) cible < 24h, taux de remédiation des vulnérabilités critiques dans le SLA (cible > 90 % patchés J+15 du Patch Tuesday). (3) Conformité : score d'audit interne ou externe (cible > 75/100), nombre de non-conformités majeures (cible 0 par trimestre), avancement plan d'action (cible > 80 % à 6 mois). (4) Maturité : score CMMI par domaine (Initial / Managed / Defined / Quantitatively Managed / Optimizing), évolution annuelle attendue +1 niveau par domaine prioritaire. (5) Risque résiduel : nombre de risques résiduels élevés non traités, valeur en € des risques résiduels selon analyse EBIOS RM, vraisemblance / gravité moyennes. Ces KPIs alimentent les revues de direction trimestrielles (ISO 27001 clause 9.3) et les rapports COMEX trimestriels. Voir Tableau de Bord KPI ISMS ISO 27004 : Excel.

15. Retour d'expérience terrain — 3 missions anonymisées

Trois cas concrets observés sur missions 2024-2026 illustrent les enjeux pratiques autour du connectwise templates. Cas A — ETI industrielle 1 800 postes multi-sites (anonymisée) : initiative de modernisation de la posture cyber lancée en 2024 à la demande du COMEX après tentative de ransomware (chiffrement partiel évité grâce à EDR). Périmètre : 5 sites France + 2 Allemagne, AD complexe avec 3 forêts, mix Windows/Linux/OT. Démarche : audit complet (12 jours), pentest externe + interne (15 jours), pentest applicatif sur 2 apps métier critiques (10 jours), plan d'action 18 mois. Investissement total accompagnement : 380 000 € HT sur 18 mois (audits + remédiation + formation). Résultats à 18 mois : score posture cyber passé de 48/100 à 84/100, certification ISO 27001 obtenue, posture NIS2 conforme, 0 incident critique post-remédiation. Cas B — PME services 220 salariés (anonymisée) : remplacement d'un ancien prestataire d'audit jugé trop superficiel, demande pour audit complet en première intention. Périmètre : 1 site principal + 3 antennes commerciales, M365 + AD basique, 1 application web SaaS interne. Démarche : audit cybersécurité PME 15 contrôles (8 jours), pentest externe léger (4 jours), accompagnement remédiation 60 jours. Investissement : 22 000 € HT total. Résultats : MFA déployée 100 %, EDR en place sur 100 %, sauvegardes 3-2-1 testées trimestriellement, conformité cyber-assurance obtenue avec réduction de prime 18 %. Cas C — Collectivité 8 000 agents (anonymisée) : préparation à homologation RGS renforcée d'une plateforme de téléservices avec 1,2 M usagers. Périmètre : portail web, back-office, base de données, intégrations multiples (FranceConnect, INSEE, ANTAI). Démarche : analyse EBIOS RM (3 mois), audit PASSI architecture + configuration + tests d'intrusion (6 semaines), constitution dossier d'homologation, commission, signature. Investissement : 145 000 € HT. Résultats : homologation niveau renforcé délivrée fin 2025, validité 3 ans avec revue annuelle, intégration smooth avec FranceConnect+, fréquentation usagers en croissance +27 %.

16. Erreurs fréquentes et bonnes pratiques 2026

Six erreurs récurrentes observées sur les sujets liés au connectwise templates en 2024-2026, et leurs contournements. Erreur 1 — démarrage sans cadrage : se lancer dans la mise en œuvre sans phase préalable d'analyse de contexte, d'inventaire et de cartographie. Conséquence : périmètre mal défini, budget dérapant, livrable inadapté. Bonne pratique : 5-10 % du temps total en cadrage, ateliers contradictoires avec parties prenantes, RACI clair. Erreur 2 — copier-coller des bonnes pratiques sans adaptation : appliquer une checklist générique sans contextualiser à la taille, secteur, contraintes de l'organisation. Conséquence : surinvestissement ou sous-investissement, démotivation équipe. Bonne pratique : référentiel proportionné au profil (CIS Implementation Group 1 pour PME, IG2 pour ETI, IG3 pour grands comptes). Erreur 3 — focus sur l'outil au détriment du processus : acheter une solution technique (EDR, SIEM, IAM) sans définir au préalable les processus opérationnels et les rôles. Conséquence : outil sous-exploité, alertes ignorées, ROI faible. Bonne pratique : processus avant outil, formation équipes, runbooks documentés. Erreur 4 — absence de plan post-projet : finaliser la mise en œuvre sans plan de continuité opérationnelle, de revue périodique, de mise à jour. Conséquence : dérive lente de la posture, retour à l'état initial en 12-24 mois. Bonne pratique : plan annuel de mise à jour, revue trimestrielle KPI, audit annuel externe. Erreur 5 — sous-estimation de la conduite du changement : déployer techniquement sans accompagner les utilisateurs et opérationnels. Conséquence : résistance, contournements (post-it mots de passe, désactivation MFA, etc.). Bonne pratique : 15-25 % du budget projet en communication, formation, support. Erreur 6 — pas d'évaluation indépendante : s'auto-évaluer sans regard externe critique. Conséquence : angle mort persistants, biais de confirmation. Bonne pratique : audit externe annuel par prestataire différent de l'intégrateur, alternance des auditeurs tous les 2-3 ans.

17. Écosystème des acteurs cyber français 2026

L'écosystème cyber français en 2026 comporte plusieurs catégories d'acteurs complémentaires à mobiliser selon les besoins liés au connectwise templates. (1) Cabinets de conseil cyber généralistes : Big 4 (Deloitte, EY, KPMG, PwC), Capgemini, Sopra Steria, Atos Eviden, Wavestone, Mazars, Beijaflore. Forces : couverture globale, références grands comptes, méthodologies normalisées. Limites : prix élevés, parfois trop pyramidal. (2) Cabinets cyber spécialisés : Synacktiv, Wallix, Stormshield Audit, Almond, Devoteam Cyber Trust, Wavestone Cybersecurity, Algosecure, Itrust, HarfangLab Services, et acteurs régionaux. Forces : expertise technique pointue, agilité, prix compétitifs. Limites : ressources limitées sur très gros projets. (3) Cabinets d'expertise pure-players souvent < 30 consultants, spécialisés (AD, cloud, OT, IA security) — typiquement ce que nous représentons. Forces : profondeur d'expertise, contact direct expert, flexibilité. Limites : capacité limitée projet très grande taille. (4) MSSP et MDR managés : Orange Cyberdefense, Thales Cyber Solutions, Atos Big Fish, Sopra Steria CyberSecurity Services. Forces : opérations 24/7, SLA, mutualisation. (5) Solutions software éditeurs : Wallix (PAM), Stormshield (UTM), Tehtris (XDR), HarfangLab (EDR), Datadog (observability), Snyk (DevSecOps). (6) Acteurs publics : ANSSI (autorité nationale), CERT-FR, Cybermalveillance.gouv.fr, France 2030 / Plan France Relance cyber, BPI France Diag Cyber, régions (BoosterCyber Île-de-France). (7) Communautés et écosystème : Clusif, Hexatrust, FIC (Forum International de la Cybersécurité, devenu InCyber Forum), Le Hack, BSides Paris, OSSIR, Cesin. Construire un écosystème de prestataires complémentaires plutôt que dépendre d'un acteur unique réduit le risque et améliore la couverture expertise.

FAQ

Où télécharger les ConnectWise Security Operations Templates 2026 ?

Le pack est accessible aux MSP licenciés ConnectWise Automate via la console Solution Center ou le portail partenaire (login requis). Il est gratuit et inclus dans toute licence Automate active. Une version communautaire allégée existe sur GitHub via le projet ConnectWise Forge, mais sans support officiel.

Combien de templates faut-il déployer minimum pour un client PME ?

Pour un client PME français (50-200 endpoints) en démarrage de prestation managée, nous recommandons un socle de 15 à 25 templates prioritaires : MFA, BitLocker, désactivation SMBv1/NTLMv1, ASR rules Defender, Sysmon, RDP NLA, blocage macros Office, désactivation USB autorun, audit policies avancées. Déploiement en 2-3 vagues sur 30 jours pour limiter les régressions.

Les ConnectWise templates fonctionnent-ils sur macOS et Linux ?

Oui partiellement. Le pack 2026 inclut 12 templates macOS (Sequoia 15, Sonoma 14) et 8 templates Linux (Ubuntu 22.04/24.04, RHEL 8/9). Ces templates utilisent Bash + JAMF (pour macOS managé) ou cloud-init/Ansible (Linux). Le périmètre reste plus restreint que sur Windows mais couvre l'essentiel : SSH hardening, firewall UFW/firewalld, AIDE, auditd, FileVault (macOS).

Comment éviter les conflits entre templates ConnectWise et GPO Active Directory ?

Auditer les GPO existantes avec gpresult /h avant tout déploiement template, cartographier les overlaps sur tableur, et appliquer la règle suivante : les contrôles dans le périmètre AD client passent par GPO domaine, les autres par templates ConnectWise. Cela évite les rollbacks intempestifs au refresh GPO (90 minutes par défaut).

Quel certificat code-signing utiliser pour signer ses scripts custom ?

Trois options : (1) certificat Sectigo ou DigiCert code-signing standard EV (200-400 €/an) si signature publique requise ; (2) certificat émis par votre CA interne ADCS si vos endpoints font confiance à votre PKI ; (3) certificat self-signed déployé via GPO pour le périmètre purement interne. Stockage clé privée recommandé : HSM YubiHSM2, Azure Key Vault HSM, ou token cryptographique.

Pour aller plus loin

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Audit du pack en place, cartographie GPO, scripts custom signés et reporting client trimestriel. Diagnostic offert.

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