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DMZ (Demilitarized Zone)

general

Définition

Une DMZ (Demilitarized Zone, zone démilitarisée) est un sous-réseau physiquement ou logiquement distinct, positionné entre le réseau interne d'une organisation et un réseau externe non maîtrisé comme internet, dédié à héberger les services devant être accessibles publiquement — serveurs web, serveurs de messagerie, résolveurs DNS publics — tout en les isolant strictement des systèmes internes sensibles, appliquant ainsi un principe fondamental de défense en profondeur. L'architecture classique repose sur deux pare-feux distincts définissant trois zones : le réseau externe non fiable, la DMZ elle-même en zone intermédiaire, et le réseau interne protégé, chaque frontière filtrant strictement les flux autorisés selon le principe du moindre privilège. Un serveur web compromis dans la DMZ ne dispose ainsi d'aucun accès direct au réseau interne, l'attaquant devant franchir une seconde barrière pour progresser vers les systèmes critiques, contrairement à une architecture plate donnant un accès immédiat à toute l'infrastructure. Les flux autorisés entre la DMZ et le réseau interne sont généralement limités au strict nécessaire fonctionnel, par exemple une connexion base de données restreinte au port spécifique requis depuis le serveur applicatif concerné. Ce concept, hérité de la terminologie militaire, demeure un principe architectural fondamental malgré l'évolution vers des architectures cloud et Zero Trust qui en réinterprètent la logique via la microsegmentation plutôt que la seule segmentation périmétrique.

Architecture classique

L'architecture DMZ utilise deux firewalls : un externe entre Internet et la DMZ, et un interne entre la DMZ et le réseau interne. Si un serveur DMZ est compromis, l'attaquant reste isolé et doit franchir le second firewall pour accéder aux ressources internes.

Évolution avec le Zero Trust

Les architectures traditionnelles cèdent la place à des micro-segmentations logicielles, des proxys inverses cloud et des solutions SASE. La DMZ reste pertinente dans les architectures hybrides et pour les services on-premise exposés à Internet.

Bonnes pratiques

Minimiser le nombre de services en DMZ, durcir les serveurs hébergés, surveiller étroitement le trafic entre DMZ et réseau interne pour détecter tout mouvement latéral suspect. Les logs de la DMZ doivent être centralisés dans le SIEM.

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