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DNS Cache Poisoning

hacking

Définition

Le DNS Cache Poisoning, ou empoisonnement de cache DNS, est une technique d'attaque visant à corrompre le cache d'un résolveur DNS en y injectant de fausses associations entre un nom de domaine et une adresse IP, afin de rediriger silencieusement les utilisateurs interrogeant ce résolveur vers des serveurs malveillants contrôlés par l'attaquant, sans qu'aucune modification ne soit nécessaire du côté du navigateur ou du poste de la victime. L'attaque classique, historiquement décrite dans les travaux de Dan Kaminsky en 2008, exploite l'absence de vérification cryptographique du protocole DNS standard : un attaquant capable de deviner ou de forger l'identifiant de transaction (Transaction ID) d'une requête DNS légitime en cours, généralement en envoyant un grand nombre de réponses falsifiées avant que la réponse authentique du serveur faisant autorité n'arrive, parvient à faire accepter sa fausse réponse par le résolveur, qui la met alors en cache pour la durée du TTL configuré, affectant potentiellement l'ensemble des utilisateurs interrogeant ce résolveur pendant cette période. Les conséquences typiques incluent des attaques de phishing à grande échelle, où les victimes croient naviguer vers un site légitime, et des attaques de l'homme du milieu (MITM) interceptant du trafic sensible. La contre-mesure de référence est DNSSEC, qui signe cryptographiquement les enregistrements DNS pour permettre leur vérification d'authenticité, bien que son déploiement reste incomplet à l'échelle mondiale.

Description

Le DNS Cache Poisoning corrompt le cache d'un résolveur DNS en injectant de fausses réponses pour rediriger les utilisateurs vers des serveurs malveillants. L'attaque exploite le mécanisme de résolution hiérarchique et les faiblesses de randomisation des ID de transaction DNS.

Exploitation

L'attaquant inonde le résolveur de fausses réponses en devinant l'ID de transaction et le port source. Une fois le cache empoisonné, tous les utilisateurs interrogeant ce résolveur sont redirigés vers l'IP malveillante, facilitant phishing et MITM.

Défense

  • Déployer DNSSEC pour signer cryptographiquement les enregistrements DNS
  • Activer la randomisation des ports source UDP sur les résolveurs récursifs
  • Utiliser DNS over HTTPS (DoH) ou DNS over TLS (DoT) pour chiffrer les requêtes DNS

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