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Port Scanning

hacking

Définition

Le port scanning est une technique fondamentale de reconnaissance active consistant à sonder les ports TCP et UDP d'un hôte cible afin de déterminer quels services réseau sont actifs et en écoute. Chaque port ouvert représente un service potentiellement exploitable : un port 80 indique un serveur web, le port 22 un serveur SSH, le port 3306 une base de données MySQL, et ainsi de suite. Les scanners de ports envoient des paquets réseau vers chaque port et analysent les réponses pour déterminer l'état du port : ouvert (le service répond), fermé (l'hôte répond mais aucun service n'écoute), ou filtré (aucune réponse, probablement bloqué par un pare-feu). Cette classification est essentielle pour cartographier la surface d'attaque exposée d'un système. Nmap (Network Mapper) est l'outil de référence absolu pour le port scanning, utilisé aussi bien par les pentesters que par les administrateurs réseau. Il supporte de nombreux types de scans (SYN, TCP connect, UDP, FIN, Xmas, Null, Idle) et intègre le Nmap Scripting Engine (NSE) pour l'énumération automatique de services et la détection de vulnérabilités. La commande classique nmap -sV -sC -p- -T4 192.168.1.1 effectue un scan complet de tous les ports avec détection de versions et exécution des scripts par défaut. Pour les grands réseaux, des outils spécialisés comme Masscan (capable de scanner l'intégralité d'Internet en quelques minutes), Rustscan (interface rapide vers Nmap) et Unicornscan offrent des performances supérieures à Nmap sur de larges plages d'adresses. Masscan peut envoyer 10 millions de paquets par seconde, contre quelques milliers pour Nmap avec les paramètres par défaut. Les résultats d'un port scan alimentent directement les phases suivantes d'un pentest : identification des versions de services pour cibler des CVE spécifiques, découverte de services inattendus (bases de données exposées, interfaces d'admin), et cartographie de la topologie réseau.

Fonctionnement

Le scan SYN (ou "half-open scan") est la technique la plus courante : Nmap envoie un paquet SYN et analyse la réponse. SYN+ACK indique un port ouvert (Nmap répond RST pour ne pas compléter la connexion, réduisant les traces dans les logs). RST indique un port fermé. Aucune réponse ou ICMP unreachable indique un port filtré. Ce scan nécessite des privilèges root pour construire des paquets bruts.

Le scan UDP est plus lent et moins fiable : l'absence de réponse peut signifier port ouvert ou filtré, seule une réponse UDP prouve l'ouverture, et ICMP port-unreachable confirme la fermeture.

Exploitation offensive

Un scan complet de tous les ports (1-65535) avec nmap -p- révèle souvent des services sur des ports non standards (backdoors, services de management, bases de données). La combinaison -sV (version detection) et -sC (default scripts) fournit directement des informations exploitables : versions précises, configurations, métadonnées de services. Masscan suivi de Nmap ciblé optimise le rapport vitesse/précision sur de grands périmètres.

Détection et mitigation

Les IDS/IPS (Snort, Suricata) disposent de règles spécifiques pour détecter les patterns de scan Nmap. Les pare-feux peuvent implémenter du rate-limiting sur les connexions entrantes et bloquer les IPs générant un nombre anormal de connexions refusées. Les honeypots et les "port knocking" permettent de détecter et d'alerter sur les tentatives de scan. La réduction de la surface exposée (pas de services inutiles accessibles depuis Internet) reste la défense principale.

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