Aller au contenu principal
Expert Cybersécurité & IAv9.0
Centres de ressources conformité
Besoin d'un accompagnement expert ?
Devis personnalisé sous 24h — audit, conformité, incident
Checklists Sécurité — Audit & Durcissement
Formats disponibles
📄 PDF 📊 Excel 🌐 Web

11 checklists professionnelles couvrant 2 200+ points de contrôle. Téléchargement gratuit, aucune inscription.

SYN Scan

hacking

Définition

Le scan SYN, également appelé "half-open scan" ou "stealth scan", est la technique de scanning de ports TCP la plus courante et la plus efficace. Il envoie un paquet SYN (initiation d'une connexion TCP) vers un port cible et analyse la réponse sans jamais compléter le handshake TCP à trois voies, d'où le qualificatif "half-open". Le principe du handshake TCP à trois voies est le suivant : le client envoie SYN, le serveur répond SYN-ACK (port ouvert) ou RST (port fermé), puis normalement le client complèterait avec ACK pour établir la connexion. Dans un scan SYN, l'outil (Nmap avec -sS) envoie un RST après avoir reçu le SYN-ACK, abandonnant la connexion avant qu'elle soit établie. Cela présente deux avantages : la connexion n'est jamais pleinement établie (moins de traces dans certains logs applicatifs) et le scan est plus rapide car il n'attend pas la connexion complète. Trois réponses possibles définissent l'état du port : SYN-ACK → port ouvert, RST → port fermé, aucune réponse ou ICMP unreachable → port filtré (par un pare-feu). Cette dernière catégorie est particulièrement importante : un pare-feu peut bloquer les paquets sans envoyer de réponse (DROP) ou envoyer une réponse ICMP de refus (REJECT). Le scan SYN est le type de scan par défaut de Nmap (nmap -sS) et nécessite des privilèges root/administrateur pour construire des paquets TCP bruts. Sans ces privilèges, Nmap utilise le scan TCP Connect (-sT) qui établit la connexion complète via l'API système, laissant plus de traces dans les logs. Les firewalls modernes et les IDS reconnaissent facilement les scans SYN par leurs patterns : nombreux SYN vers différents ports d'un même hôte, ratio élevé de connexions non complétées. Des techniques d'évasion incluent le fragmentation des paquets, le scan lent (timing T0/T1), et le scan depuis des sources multiples (scan distribué).

Fonctionnement

Nmap construit un paquet IP/TCP brut avec le flag SYN activé et le numéro de port destination souhaité. Il envoie ce paquet directement sur le réseau (bypass du stack TCP système) et capture les réponses avec libpcap. La réponse SYN-ACK déclenche l'envoi d'un RST pour fermer la connexion. Le timeout configurable détermine combien de temps Nmap attend une réponse avant de marquer le port comme filtré.

Exploitation offensive

Le scan SYN est le point d'entrée de tout pentest réseau : il fournit rapidement la liste des services actifs sans établir de connexions complètes. Combiné avec la détection de version (-sV) et les scripts NSE (-sC), il produit en une seule commande un inventaire complet des services exposés et de leurs vulnérabilités potentielles.

Détection et mitigation

Malgré son qualificatif "stealth", le scan SYN est bien détecté par les IDS modernes. Les règles Snort PORTSCAN et les modules Suricata détectent les patterns de scan typiques. Les pare-feux stateful loggent également les tentatives de connexion SYN sans completion. Les techniques de réduction de bruit (timing T0/T1, spoofing de sources avec -D) réduisent la visibilité mais n'éliminent pas la détection.

Articles liés

Un projet cybersécurité ?

Expert dispo · Réponse 24h

Devis