Aller au contenu principal
Expert Cybersécurité & IAv9.0
Centres de ressources conformité
Besoin d'un accompagnement expert ?
Devis personnalisé sous 24h — audit, conformité, incident
Checklists Sécurité — Audit & Durcissement
Formats disponibles
📄 PDF 📊 Excel 🌐 Web

11 checklists professionnelles couvrant 2 200+ points de contrôle. Téléchargement gratuit, aucune inscription.

Linux Rootkit Detection

forensics

Définition

Un rootkit Linux est un ensemble de techniques et d'outils malveillants conçus pour s'installer sur un système compromis et masquer la présence de l'attaquant en manipulant le système d'exploitation. La détection forensique des rootkits Linux est une discipline spécialisée qui requiert une compréhension profonde du noyau Linux et des techniques de dissimulation. Les rootkits Linux se classifient en plusieurs catégories selon leur niveau d'intrusion. Les rootkits userland modifient les binaires du système ou utilisent LD_PRELOAD pour intercepter les appels aux bibliothèques partagées. Ils remplacent des outils comme ls, ps, netstat, find par des versions trojanisées qui filtrent les informations sur les processus, fichiers et connexions malveillants. Les rootkits noyau (LKM - Loadable Kernel Modules) opèrent au niveau du noyau, modifiant les tables d'appels système (syscall table) pour intercepter des appels comme getdents (listing de répertoires) et stat (informations de fichier), permettant une dissimulation totale invisible depuis le userland. Les rootkits DKOM (Direct Kernel Object Manipulation) manipulent directement les structures du noyau en mémoire sans modifier les appels système. Les indicateurs de rootkit Linux incluent : des incohérences entre les résultats de différents outils (ps affiche différents processus que /proc), des modules noyau inconnus dans lsmod, des modifications récentes de binaires système (/bin, /sbin, /usr/bin) selon leurs timestamps, des bibliothèques partagées inconnues dans /etc/ld.so.preload, des connexions réseau visibles dans /proc/net/tcp mais absentes de ss ou netstat, et des discordances dans les statistiques d'utilisation des ressources. rkhunter (Rootkit Hunter) et chkrootkit sont les deux outils open source de référence pour la détection de rootkits. rkhunter vérifie les hashes des binaires système contre une baseline connue, recherche des fichiers cachés, examine les configurations et cherche des patterns connus de rootkits. chkrootkit utilise des heuristiques différentes. Les deux doivent être utilisés conjointement car chacun peut manquer des menaces détectées par l'autre.

Fonctionnement

Les rootkits LKM modifient la syscall table en mémoire : sys_getdents64 est remplacé par une version filtrante qui omet les entrées malveillantes. La détection repose sur la comparaison d'informations à différents niveaux (userland vs /proc vs syscalls directs). Un rootkit parfaitement implémenté est théoriquement indétectable depuis le système compromis lui-même.

Application DFIR

La détection fiable nécessite un boot depuis un support externe sain (Live USB forensique) pour analyser le système hors tension, ou l'analyse d'un dump mémoire avec Volatility (module linux_check_syscall, linux_hidden_modules). Sur un système live, la comparaison de /proc/modules avec les résultats lsmod révèle des modules cachés.

Outils

rkhunter (analyse comportementale + hashes), chkrootkit (détection heuristique), OSSEC/Wazuh (surveillance intégrité fichiers), Volatility (analyse mémoire : linux_lsmod, linux_check_syscall), tripwire/AIDE (baseline intégrité), unhide (processus cachés). Pour les rootkits UEFI : ESET UEFI Scanner, RwEverything.

Articles liés

Un projet cybersécurité ?

Expert dispo · Réponse 24h

Devis