Aller au contenu principal
Expert Cybersécurité & IAv9.0
Centres de ressources conformité
Besoin d'un accompagnement expert ?
Devis personnalisé sous 24h — audit, conformité, incident
Checklists Sécurité — Audit & Durcissement
Formats disponibles
📄 PDF 📊 Excel 🌐 Web

11 checklists professionnelles couvrant 2 200+ points de contrôle. Téléchargement gratuit, aucune inscription.

Brute Force Attack

hacking

Définition

L'attaque par force brute (Brute Force Attack) est une méthode d'attaque qui consiste à essayer systématiquement toutes les combinaisons possibles d'un secret (mot de passe, clé de chiffrement, OTP) jusqu'à trouver la bonne. C'est la méthode la plus directe mais aussi la plus lente pour retrouver un secret, son efficacité dépendant entièrement de la complexité du secret cible et de la vitesse d'essai. Les variantes de la force brute incluent : l'attaque par dictionnaire (utiliser des listes de mots communs et de mots de passe connus plutôt que toutes les combinaisons), l'attaque hybride (combiner des mots de dictionnaire avec des règles de mutation — ajout de chiffres, majuscules, substitutions), le credential stuffing (voir entrée dédiée), et la force brute pure (toutes les combinaisons de caractères jusqu'à une longueur donnée). Des outils de brute force réseau (Hydra, Medusa, Ncrack) testent des credentials sur des services réseau (SSH, FTP, HTTP auth, SMB, RDP, SMTP, SNMP). Hydra supporte 50+ protocoles et est très utilisé dans les pentests pour la validation des politiques de mots de passe. Hashcat et John the Ripper effectuent la brute force offline sur des hachages de mots de passe. La vitesse de la force brute dépend du mécanisme : pour un hachage MD5, une GPU moderne teste des milliards de tentatives par seconde ; pour un service SSH, les tentatives sont limitées à quelques par seconde par la latence réseau et les mécanismes de protection ; pour un formulaire web avec CAPTCHA, les tentatives sont limitées par les contournements CAPTCHA disponibles. Les protections standard contre la force brute réseau incluent : le rate limiting (limitation du nombre de tentatives par IP/compte dans une fenêtre de temps), les lockouts (blocage temporaire ou permanent du compte après N échecs), les CAPTCHAs (nécessitent une résolution humaine ou un service de contournement), et la MFA (un OTP dynamique résiste à la force brute des mots de passe statiques).

Fonctionnement

Hydra SSH : hydra -l admin -P /usr/share/wordlists/rockyou.txt -t 4 ssh://192.168.1.100. Hydra HTTP form : hydra -l admin -P passwords.txt 192.168.1.100 http-post-form '/login:user=^USER^&pass=^PASS^:Invalid credentials'. Ncrack RDP : ncrack -p 3389 -U users.txt -P passwords.txt 192.168.1.0/24. Medusa SMTP : medusa -h mail.target.com -U users.txt -P pass.txt -M smtp. Les résultats valides sont notés dans la sortie avec [SUCCESS].

Exploitation offensive

La force brute est particulièrement efficace contre des services exposés (SSH, RDP) avec des comptes utilisant des mots de passe faibles ou des mots de passe par défaut. Des scans Shodan identifient les services RDP/SSH publics, puis Hydra les cible avec des wordlists adaptées. Les environnements sans lockout sont très vulnérables à des attaques d'un jour ou d'une nuit.

Détection et mitigation

Fail2ban (Linux) et les outils équivalents Windows bloquent automatiquement les IPs après N échecs d'authentification. Les lockouts de compte (5-10 échecs) protègent contre les tentatives continues. MFA rend la force brute du mot de passe seul insuffisante. Les clés SSH (à la place des mots de passe) éliminent totalement la vulnérabilité aux attaques brute force SSH.

Articles liés

Un projet cybersécurité ?

Expert dispo · Réponse 24h

Devis