Obtenir la certification AERO EXCELLENCE™ de la part du GIFAS est une démarche structurée qui se décline en trois niveaux progressifs : Bronze, Silver et Gold. Chaque niveau correspond à un ensemble de contrôles à satisfaire, répartis sur plusieurs domaines de la cybersécurité, allant de la gouvernance organisationnelle aux mesures techniques avancées en passant par la documentation et la continuité d'activité. Ce guide pratique détaille de façon opérationnelle les contrôles spécifiques à chaque niveau, les domaines couverts, les durées réelles de mise en conformité constatées sur le terrain, les erreurs les plus fréquentes qui conduisent à des non-conformités lors des audits, la préparation optimale à l'audit GIFAS, et répond aux questions les plus fréquemment posées par les PME et ETI qui s'engagent dans ce parcours. L'objectif est de vous permettre de planifier concrètement votre démarche, d'allouer les ressources nécessaires et d'éviter les pièges classiques qui allongent les délais et font gonfler les coûts d'obtention du label.
Vue d'ensemble des trois niveaux de certification
Le référentiel AERO EXCELLENCE™ V2 est structuré autour de huit domaines de contrôle communs aux trois niveaux, mais avec un niveau d'exigence croissant. Comprendre cette architecture est essentiel pour planifier sa démarche :
Domaine 1 — Gouvernance et organisation : Politique de sécurité, rôles et responsabilités, gestion des risques, sensibilisation.
Domaine 2 — Gestion des actifs : Inventaire du SI, classification des données, gestion du cycle de vie des équipements.
Domaine 3 — Contrôle des accès : Gestion des identités, authentification, gestion des privilèges, comptes de service.
Domaine 4 — Sécurité des systèmes et des réseaux : Configuration sécurisée, mises à jour, segmentation réseau, VPN, pare-feu.
Domaine 5 — Protection des données : Chiffrement, sauvegarde, gestion des supports amovibles, transferts sécurisés.
Domaine 6 — Détection et réponse aux incidents : Journalisation, monitoring, procédures de réponse, notification.
Domaine 7 — Continuité d'activité : PCA/PRA, tests de restauration, gestion de crise.
Domaine 8 — Sécurité de la chaîne d'approvisionnement : Gestion des tiers, clauses contractuelles, évaluation des fournisseurs critiques.
Niveau Bronze — Parcours détaillé (60 contrôles, 3-4 mois)
Gouvernance Bronze : les contrôles incontournables
Le niveau Bronze en gouvernance exige l'existence d'une politique de sécurité de l'information formalisée, approuvée par la direction générale (pas uniquement par le responsable informatique) et communiquée à l'ensemble des collaborateurs. Cette politique doit couvrir a minima : la classification des données, les règles d'utilisation des équipements et des systèmes d'information, les responsabilités en matière de sécurité et les sanctions en cas de manquement.
Un référent sécurité doit être nommé formellement. Dans une PME sans DSI, ce référent peut être le responsable informatique ou même le directeur général, mais son rôle doit être documenté. Une analyse de risques simplifiée (pas nécessairement selon une méthode formelle comme EBIOS Risk Manager) doit identifier les actifs critiques et les principaux risques pesant sur l'entreprise.
La sensibilisation des collaborateurs doit faire l'objet d'une session annuelle formelle, avec une trace documentaire (émargement, attestation de suivi e-learning ou compte-rendu de réunion).
Contrôle des accès Bronze : les exigences minimales
Le Bronze exige une politique de mots de passe documentée et appliquée techniquement : longueur minimale de 12 caractères, complexité (majuscules, minuscules, chiffres, caractères spéciaux), durée de validité maximale de 90 jours pour les comptes à privilèges. Les comptes génériques (admin, administrator, root) doivent être renommés ou désactivés.
Un inventaire des comptes actifs doit être tenu à jour. Les comptes des collaborateurs quittant l'entreprise doivent être désactivés dans les 24 heures suivant leur départ. Les comptes inactifs depuis plus de 90 jours doivent être revus et désactivés si non nécessaires.
Sécurité des systèmes Bronze : les fondamentaux
Un antivirus/EDR doit être déployé sur 100 % des postes de travail et des serveurs Windows, avec des mises à jour automatiques activées. Les mises à jour de sécurité du système d'exploitation et des applications critiques (navigateurs, suites bureautiques) doivent être appliquées dans un délai maximum de 30 jours après leur publication.
Un pare-feu d'entreprise doit être en place, avec une règlementation des flux réseau documentée (pas uniquement le pare-feu Windows natif des postes). Les accès distants doivent passer par un VPN chiffré.
Protection des données Bronze
Le chiffrement des disques durs des postes nomades (ordinateurs portables) est obligatoire au Bronze. Les sauvegardes des données critiques doivent être réalisées selon la règle 3-2-1 (3 copies, sur 2 supports différents, dont 1 hors site), avec des tests de restauration au moins deux fois par an.
Erreurs courantes au niveau Bronze
Les non-conformités les plus fréquentes lors des audits Bronze sont : une politique de sécurité signée mais jamais communiquée aux collaborateurs, des mises à jour non appliquées sur des serveurs "oubliés" (imprimantes multifonctions, serveurs de fichiers anciens), l'absence de chiffrement sur les postes nomades, et des comptes d'anciens collaborateurs toujours actifs. Pensez à passer en revue l'annuaire Active Directory et à documenter votre processus de départ collaborateurs avant l'audit.
Niveau Silver — Parcours détaillé (120 contrôles, 6-8 mois)
Gestion avancée des identités — Les contrôles Silver
Le niveau Silver impose l'authentification multi-facteurs (MFA) pour tous les accès distants (VPN, webmail, portails partenaires) et pour tous les comptes administrateurs des systèmes critiques. La MFA ne peut pas être contournée par les utilisateurs ou désactivée sans validation du référent sécurité. La gestion des identités doit être centralisée (Active Directory, LDAP ou solution équivalente), avec des processus documentés de création, modification et suppression de comptes.
Une revue trimestrielle des droits d'accès est obligatoire, avec un processus formel de validation par les responsables métier des accès accordés à leurs collaborateurs. Les droits d'accès doivent respecter le principe du moindre privilège : un collaborateur ne doit avoir accès qu'aux ressources nécessaires à ses fonctions.
Détection et réponse aux incidents — Silver
Le Silver exige la mise en place d'une capacité de détection centralisée. Cela peut prendre la forme d'un SIEM (Security Information and Event Management) interne ou externalisé, ou d'une solution de type MDR (Managed Detection and Response) proposée par un MSSP. Les logs des systèmes critiques (Active Directory, pare-feu, VPN, serveurs de fichiers) doivent être collectés et conservés pendant au moins 12 mois.
Des cas d'usage de détection adaptés au contexte de l'entreprise doivent être définis et implémentés : connexion en dehors des horaires de travail, tentatives d'authentification échouées répétées, transferts de volumes importants de données vers l'extérieur. Un processus de réponse aux incidents doit être documenté, incluant les rôles, les procédures d'escalade et les modalités de notification au GIFAS en cas d'incident majeur.
Sécurité des développements — Silver (si applicable)
Pour les entreprises qui développent des logiciels embarqués, des outils de gestion de production ou des applications internes, le Silver impose un cycle de développement sécurisé (SDLC). Cela inclut des revues de code sécurité, des tests de sécurité (analyse statique, tests de pénétration des applications) et une gestion des composants open-source (inventaire SBOM, vérification des vulnérabilités connues). Si votre entreprise n'effectue aucun développement logiciel, les contrôles de ce sous-domaine ne s'appliquent pas.
Erreurs courantes au niveau Silver
Les non-conformités Silver les plus fréquentes : une MFA déployée sur le VPN mais pas sur les webmails ou les portails partenaires (tous les accès distants doivent être couverts), des logs collectés mais jamais analysés (la collecte seule ne suffit pas, il faut démontrer une surveillance active), une revue des droits réalisée une fois mais pas trimestriellement (il faut des traces des quatre revues annuelles), et des procédures de réponse aux incidents écrites mais jamais testées en conditions réelles ou en exercice.
Niveau Gold — Parcours détaillé (180+ contrôles, 10-12 mois)
SOC et surveillance continue — Gold
Le Gold impose une capacité de surveillance de la sécurité 24h/24, 7j/7. Pour la plupart des PME et ETI, cela passe par l'externalisation à un SOC managé (Security Operations Center as a Service), avec un SLA de détection et de réponse à incident défini contractuellement. Les incidents critiques doivent pouvoir être détectés et traités en moins d'une heure. Des exercices de simulation d'attaque (red team ou purple team) doivent être réalisés annuellement.
Gestion avancée des tiers — Gold
Le Gold exige une évaluation cybersécurité formelle de tous les fournisseurs critiques (c'est-à-dire ceux ayant accès à vos systèmes d'information ou à vos données sensibles). Cette évaluation peut prendre la forme d'un questionnaire standardisé, d'un audit sur site ou de la vérification d'une certification équivalente. Des clauses contractuelles cybersécurité minimales doivent être intégrées dans tous les contrats avec ces fournisseurs, incluant le droit d'audit et l'obligation de notification en cas d'incident.
Intelligence des menaces — Gold
Le Gold requiert une capacité de veille sur les menaces ciblant spécifiquement le secteur aéronautique. Cela peut inclure l'abonnement à des flux CTI (Cyber Threat Intelligence) sectoriels, la participation aux groupes de partage d'information ISAC (Information Sharing and Analysis Center) du secteur, et la veille sur les vulnérabilités des équipements industriels et logiciels métier utilisés.
Préparation à l'audit GIFAS
Quelle que soit le niveau visé, la préparation à l'audit suit les mêmes bonnes pratiques :
4-6 semaines avant l'audit : Réalisez un pré-audit interne complet en vous basant sur la grille d'évaluation officielle GIFAS. Identifiez les points de non-conformité résiduels et évaluez leur criticité. Constituez le dossier documentaire (politiques, procédures, preuves de mise en œuvre).
2-3 semaines avant l'audit : Corrigez les non-conformités identifiées lors du pré-audit, notamment les points bloquants. Préparez les preuves techniques (captures d'écran de configuration, extraits de logs, listes d'utilisateurs, traces des revues des droits). Désignez les personnes qui seront interrogées lors de l'audit (direction, référent sécurité, administrateurs système).
Jour de l'audit : Préparez une salle dédiée avec accès aux systèmes et à la documentation. Soyez transparent sur les non-conformités connues et les plans de remédiation associés : les auditeurs GIFAS valorisent la maturité et la capacité d'amélioration continue, pas la perfection.
À retenir
- Bronze (~60 contrôles, 3-4 mois) se concentre sur les fondamentaux : politique de sécurité, gestion des accès basique, antivirus/EDR, mises à jour, sauvegarde. C'est un objectif atteignable pour toute PME avec les ressources adaptées.
- Silver (~120 contrôles, 6-8 mois) ajoute la MFA pour tous les accès distants, la détection centralisée des incidents (SIEM/MDR), la revue trimestrielle des droits et le chiffrement renforcé. Il nécessite un audit par tiers accrédité.
- Gold (180+ contrôles, 10-12 mois) exige une surveillance 24/7 (SOC externalisé ou interne), des exercices de simulation d'attaque annuels, la gestion formelle de la cybersécurité des tiers et une capacité CTI. C'est le niveau de référence pour les sous-traitants stratégiques.
- Les non-conformités les plus fréquentes lors des audits sont : des politiques existantes mais non communiquées, des mises à jour manquantes sur des équipements "oubliés", l'absence de chiffrement sur les postes nomades, des comptes d'anciens collaborateurs actifs, et une MFA incomplète (certains accès distants non couverts).
- Un pré-audit interne 4-6 semaines avant l'audit officiel est fortement recommandé pour identifier et corriger les derniers points de non-conformité sans surcoût.
FAQ — Certification AERO EXCELLENCE™ Bronze, Silver, Gold
Peut-on sauter le niveau Bronze pour aller directement au Silver ?
Techniquement, le référentiel ne l'interdit pas formellement, mais les contrôles Bronze sont des prérequis des contrôles Silver. Aucune entreprise ne peut raisonnablement satisfaire les contrôles Silver sans avoir d'abord maîtrisé les fondamentaux Bronze. En pratique, les auditeurs vérifieront que les contrôles Bronze sont bien satisfaits avant de valider le Silver. Il est donc recommandé de commencer par le Bronze, même si l'objectif à terme est le Silver.
Combien coûte l'audit GIFAS pour AERO EXCELLENCE™ V2 ?
Les coûts d'audit (hors mise en conformité) varient selon le niveau et la taille de l'entreprise. Pour une PME de 50-200 salariés : Bronze (vérification documentaire) entre 2 000 € et 5 000 €, Silver (audit sur site 1-2 jours) entre 5 000 € et 12 000 €, Gold (audit approfondi 2-4 jours) entre 10 000 € et 25 000 €. Ces tarifs sont ceux pratiqués par les organismes de vérification accrédités GIFAS et peuvent varier.
Que se passe-t-il si on échoue à l'audit AERO EXCELLENCE™ V2 ?
En cas de non-conformités mineures, un plan d'action correctif sous 3 mois est généralement accepté par l'organisme de vérification. Le label peut être attribué sous condition de la mise en œuvre du plan correctif, qui sera vérifiée lors d'un audit complémentaire. En cas de non-conformités majeures (absence d'antivirus, accès distants non sécurisés, politique de sécurité inexistante), l'audit est ajourné et l'entreprise doit engager une mise en conformité plus substantielle avant de représenter son dossier.
Peut-on faire certifier AERO EXCELLENCE™ V2 sur un périmètre restreint de l'entreprise ?
Oui, dans une certaine mesure. Le référentiel GIFAS permet de définir un périmètre de labellisation, par exemple limité à une entité ou à un site particulier. Cependant, les donneurs d'ordre peuvent exiger que le périmètre couvre au minimum toutes les activités en lien avec leurs commandes. Il est recommandé de clarifier avec chaque donneur d'ordre le périmètre attendu avant de définir le périmètre de labellisation.
Le label AERO EXCELLENCE™ V2 est-il reconnu par des donneurs d'ordre hors GIFAS ?
Le label AERO EXCELLENCE™ V2 est spécifique à la filière GIFAS. Cependant, sa structure est alignée sur des référentiels internationaux reconnus (ISO 27001, NIST CSF), ce qui peut lui valoir une reconnaissance partielle par des donneurs d'ordre étrangers ou hors filière. Dans le cadre de l'harmonisation européenne de la cybersécurité des supply chains, des discussions sont en cours pour que les certifications sectorielles nationales (AERO EXCELLENCE™ V2 en France, équivalents allemands, britanniques, etc.) soient mutuellement reconnues.
Outils et ressources pour faciliter votre parcours de certification
La préparation à la certification AERO EXCELLENCE™ V2 est facilitée par plusieurs outils et ressources mis à disposition par le GIFAS et ses partenaires. Les connaître et les utiliser dès le début de votre démarche vous permettra d'économiser du temps et d'éviter les erreurs les plus courantes.
L'outil d'auto-diagnostic GIFAS
Le GIFAS met à disposition un outil d'auto-diagnostic en ligne accessible aux entreprises de la filière. Cet outil guide l'utilisateur à travers l'ensemble des contrôles du niveau visé (Bronze, Silver ou Gold), lui demandant pour chaque contrôle de s'auto-évaluer selon une échelle à quatre niveaux : Non initié, En cours de mise en place, Partiellement conforme, Conforme. À l'issue du questionnaire, l'outil génère un rapport de gaps priorisé qui identifie les non-conformités critiques, les non-conformités mineures et les points de vigilance. Ce rapport constitue la base du plan de remédiation.
Il est recommandé de réaliser l'auto-diagnostic avant même de décider du niveau à viser : les résultats permettent parfois de constater que le Silver est atteignable en quelques mois si des fondations solides existent déjà, ou au contraire que le Bronze lui-même nécessite un travail substantiel pour une entreprise peu mature en cybersécurité.
Les guides pratiques par domaine
Le GIFAS publie des guides pratiques par domaine de contrôle (gouvernance, accès, réseaux, etc.) qui explicitent le niveau d'exigence attendu pour chaque contrôle, fournissent des exemples de preuves acceptées lors de l'audit et proposent des recommandations d'implémentation adaptées aux PME. Ces guides sont indispensables pour éviter les malentendus lors de l'audit — car la formulation d'un contrôle peut laisser une marge d'interprétation significative.
Les formations GIFAS et partenaires
Plusieurs organismes de formation proposent des sessions dédiées à AERO EXCELLENCE™ V2 : sensibilisation des équipes dirigeantes (demi-journée), formation du référent sécurité (2 à 3 jours), et préparation à l'audit (1 journée). Ces formations sont éligibles au financement par les OPCO (Opérateurs de Compétences) dans le cadre du plan de développement des compétences. Elles sont particulièrement utiles pour le référent sécurité de la PME, qui doit maîtriser le référentiel pour piloter efficacement la démarche de mise en conformité.
Maintien du label et amélioration continue
Obtenir le label AERO EXCELLENCE™ V2 n'est pas une fin en soi, mais le début d'une démarche d'amélioration continue. Le maintien du label sur les 3 années de validité suppose plusieurs obligations :
La surveillance annuelle
Chaque année, l'organisme de vérification réalise une surveillance documentaire : l'entreprise doit fournir des preuves que les contrôles continuent à être satisfaits. Cette surveillance couvre notamment la mise à jour de la politique de sécurité, la réalisation de la sensibilisation annuelle des collaborateurs, la revue des droits d'accès (trimestrielle pour le Silver), et la documentation des incidents éventuels survenus dans l'année avec les mesures correctives prises.
La gestion des évolutions du SI
Tout changement significatif du système d'information (migration vers un nouveau cloud, changement d'ERP, ouverture d'un nouveau site, fusion avec une autre entreprise) doit être documenté et évalué au regard des impacts sur les contrôles certifiés. Si une évolution réduit le niveau de conformité sur un contrôle, une mesure compensatoire doit être mise en place dans des délais définis.
La préparation du renouvellement
À 6 mois de l'échéance des 3 ans, il est recommandé d'engager la préparation du renouvellement. Le paysage des menaces et les exigences du référentiel ayant évolué, le renouvellement peut apporter des nouvelles exigences à satisfaire. Cette préparation anticipée évite la pression d'un audit de renouvellement sur un délai trop court.
Pour vous accompagner dans l'obtention et le maintien de votre certification AERO EXCELLENCE™ V2, consultez notre offre dédiée sur notre page AERO EXCELLENCE™ et notre service d'accompagnement AirCyber. Les ressources officielles sont disponibles sur gifas.asso.fr et sur le portail cybersécurité national cyber.gouv.fr. L'ANSSI propose également des ressources complémentaires sur la sécurité des systèmes d'information industriels.
Questions fréquentes sur le financement et l'organisation de la démarche
Au-delà des questions techniques, les PME se posent souvent des questions pratiques sur le financement et l'organisation interne de la démarche de certification AERO EXCELLENCE™. Voici quelques réponses aux interrogations les plus fréquentes :
Qui doit piloter la démarche en interne ? Dans une PME sans RSSI dédié, le référent sécurité nommé pour le label peut être le DSI, le responsable qualité (déjà habitué aux démarches de certification ISO 9001 ou EN 9100), ou un manager polyvalent formé spécifiquement. L'essentiel est que ce référent ait le soutien explicite de la direction générale et un budget dédié. La direction générale doit signer la politique de sécurité et approuver les investissements, même si la mise en œuvre opérationnelle est déléguée.
Peut-on faire appel à un consultant externe comme référent sécurité ? Oui, et c'est même une pratique courante pour les PME de moins de 50 salariés. Un RSSI externalisé (vRSSI) peut piloter la démarche AERO EXCELLENCE™ V2, constituer le dossier documentaire, préparer et accompagner l'audit. Cette formule est généralement plus économique qu'un recrutement à temps plein. Consultez notre offre RSSI externalisé pour AERO EXCELLENCE™ et les ressources de l'ANSSI sur cyber.gouv.fr et du GIFAS.
À propos de l'auteur
Ayi NEDJIMI
Auditeur Senior Cybersécurité & Consultant IA
Expert Judiciaire — Cour d'Appel de Paris
Habilitation Confidentiel Défense
[email protected]
Ayi NEDJIMI est un vétéran de la cybersécurité avec plus de 25 ans d'expérience sur des missions critiques. Ancien développeur Microsoft à Redmond sur le module GINA (Windows NT4) et co-auteur de la version française du guide de sécurité Windows NT4 pour la NSA.
À la tête d'Ayi NEDJIMI Consultants, il réalise des audits Lead Auditor ISO 42001 et ISO 27001, des pentests d'infrastructures critiques, du forensics et des missions de conformité NIS2 / AI Act.
Conférencier international (Europe & US), il a formé plus de 10 000 professionnels.
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